ILS NE MANQUENT PAS D'EIRE!

ILS NE MANQUENT PAS D'EIRE!
Aux yeux des autres nations, nous ne sommes pas crédibles. L'Irlande ferait sans doute mieux que nous à la Coupe du Monde. Nous avons d'excellents joueurs, mais incompatibles, amorphes en sélection et surtout sans fierté nationale.
Avez-vous vu ces Irlandais entonner fièrement leur hymne? Cette communion avec le public? Et surtout ce dévouement dans ce match? Ces joueurs se sont surpassés, ont rivalisé contre un équipe toute de même composée en bonne partie de joueurs d'élite.

Cette victoire est une honte! Comme dit Lizarazu: "quand je pense à cette victoire, j'ai un sentiment de malaise, il faut faire profil bas". En face, les Irlandais y croyaient à fond. Ils sont tombés de haut, et les priver d'une possible victoire (qu'ils méritaient, il faut le dire), sur une main volontaire, c'est de la triche! Il faudrait enfin accorder l'utilisation de la vidéo pour l'arbitrage!

Nous devons être favorables à la demande des Irlandais, c'est à dire rejouer ce match: j'aime la France, alors qualifions-nous dans la manière (on ne leur demande pas de perdre mais de rejouer!).

Mais, de toute façon pourquoi en parlons-nous, puisque TF1 a dit, et à raison: "hier soir, la victoire de l'Algérie a été fêtée, celle de la France est passé inaperçue". Drôle de façon de célébrer une victoire, en brûlant poubelles et voitures, en pillant des magasins, tout cela au sein de... l'Hexagone. Ils détruisent lorsqu'ils perdent, idem lorsqu'ils gagnent. En juin, lorsque l'Algérie sera écartée des huitièmes de finale, à quoi devrons-nous nous attendre? Une bombe dans le métro, une voiture piégée, un avion sur la tour Montparnasse?

Voici la triste histoire de quelques Français de cité qui s'habillent tous en Nike et Lacoste, et qui supportent tous l'Algérie. Leur besoin de démarcation n'est donc assouvi qu'à travers des violences et destructions. Au passage, soulignons que cette minorité chaotique a révélé elle-même sa déficience mentale à la population entière, alors que le meilleur moyen de la dissimuler aurait été de supporter son propre pays, la France. Une nation de football au passé glorieux, bien plus que l'Algérie.

Comme si, dans une ville comme Marseille, cautionner chaque week-end la faiblesse de l'OM ne suffisait pas... (lancez vos pronostics OM - Algérie, allez!)

Finalement, il faut bien avouer qu'entre la triche d'un côté, et la casse de l'autre, nous avons de moins en moins envie de se dire "vivement la Coupe du Monde".

Il ne reste qu'à espérer que cette dernière ne soit pas le théâtre d'incidents tels que ceux dont nous avons été témoins (et victimes!). Espérons aussi que la France joue l'Algérie. Et si l'intrusion de quelques excités sur la pelouse parvient à être évitée, les Bleus leur infligeront une défaite plus douloureuse encore qu'un 4 à 1 (ndlr dernier match amical entre les deux équipes).

Et oui, l'Algérie, c'est un peu le niveau de l'Azebaïdjan ou des Iles Salomon, mais en Afrique...


Article écrit en collaboration avec Alban.

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 08:48

Modifié le samedi 21 novembre 2009 19:55

SUPPORTERS POLONAIS

Les plus grands supporters (et hooligans aussi...) sont en Europe de l'Est.
Cette vidéo n'en est qu'un témoin parmi d'autres... Car les ambiances les plus chaudes se trouvent aussi à Belgrade, Moscou, Saint Petersbourg, Bucarest, Sofia, Budapest, Donetsk, ou encore Kiev ou Cluj.
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# Posté le mercredi 19 août 2009 11:37

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 08:53

COUPE DE FRANCE: LA COUR DES GRANDS

COUPE DE FRANCE: LA COUR DES GRANDS
Les années se suivent et se ressemblent... La Coupe de France version 2009 n'aura apporté que peu de surprises. Les « petits » de la compétition ont été, à l'image des années précédentes, une nouvelle fois évincés rapidement. Hier soir, Rennes l'a emporté sur son terrain face à Rodez, club de National. Aucun club amateur, depuis Calais en 2000, n'est parvenu à se hisser en finale. Certes, c'était la première fois que cela se voyait.
Mais tous ces faits permettent de tirer une conclusion simple : la Coupe de France, sensée donner leur chance aux clubs de basses divisions, n'est pas vraiment ce qu'on attend d'elle. Une demi-finale de Coupe de France est identique à une demi-finale de Coupe de la Ligue : on n'y voit presque uniquement des clubs professionnels.

L'une des raisons de ce manque de suspense, c'est l'organisation de la compétition : les clubs les plus faibles s'affrontent en premier, et ceux de Ligue 1 ne débarquent qu'en 1/32ème de finale, ce qui signifie une arrivée massive de 20 clubs d'élite parmi 44 autres équipes... parmi lesquelles figurent déjà des clubs professionnels (ceux de National et de Ligue 2). Tout cela ne laisse que peu de chance aux « petits poucets » de la compétition : beaucoup auront déjà joué plusieurs matches de cette coupe, à cause des tours précédents, et se fatiguent beaucoup plus vite.
Peut-être faudrait-il revoir ce processus illogique de coupe, et réviser quelque peu le principe du « en amont de la hiérarchie du foot, on mérite d'intégrer plus tard la compétition ». Avec une telle mentalité, la Coupe de France n'a plus raison d'être : elle représentait tout de même la seule opportunité de reconnaissance pour les clubs amateurs, qui peuvent montrer leur valeur en quelques mois et défier les plus grands. Sans compter que cette coupe est extrêmement motivante, et crée des exploits inattendus.
Il serait donc intelligent de faire entrer les clubs professionnels en premier, puis les clubs amateurs. En toute logique, quelques-uns des clubs de Ligue 1, Ligue 2 ou National tomberont avant la fin de la compétition, mais cela redonnerait vie à la coupe. Ce système aurait pour intérêt de soulager les clubs amateurs, de leur donner leur chance sans pour autant écarter les professionnels qui, de par leur puissance, feraient tout de même un bon parcours. Si certains peuvent être sceptiques par rapport au lourd calendrier des clubs de Ligue 1, je répondrais que malgré la coupe d'Europe, les sélections en équipe nationale, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, quelques matches supplémentaires contre des amateurs (le plus souvent), ne mettront pas en danger leurs objectifs. De plus, cela ne pourra jamais équivaloir la fatigue physique des joueurs amateurs, beaucoup moins résistants, qui subissent souvent des enjeux importants en championnat et des matches de coupe très relevés.

La Coupe de France actuelle n'a pas que des inconvénients. Elle se veut tout de même humaine vis-à-vis des clubs « faibles »... du moins jusqu'à un certain moment de la compétition. La règle en vigueur est la suivante : jusqu'en quarts de finale, chaque match opposant deux équipes ayant deux divisions d'écart se jouera chez la plus faible.
Seulement voilà : ce procédé n'est valable qu'avant les quarts de finale. C'est pourquoi les clubs amateurs tombent si vite : s'il est rare de voir un club faible créer l'exploit sur son propre terrain, il est quasiment impossible de le voir gagner en terrain ennemi, qui plus est professionnel. Et les statistiques me donneront raison : Calais s'était frayé un chemin jusqu'en finale grâce à ses nombreux matches à domicile, Carquefou avait atteint les demi-finales de la même façon, Monceau Les Mines également.
Alors, pourquoi ne pas conserver jusqu'en demi-finale ce système si bénéfique ? Le choix du terrain permet d'équilibrer le match, de rétablir la parité. Et pourquoi ne pas réduire ce procédé à une division d'écart et non pas deux, comme il est question actuellement ?

Mais rassurez-vous, il n'y a pas que du mauvais sur nos terrains : la Coupe de France ne comporte qu'un match à chaque tour (pas de match retour) : cela évite aux clubs amateurs de subir un revers fatal au match retour, en cas d'exploit à l'aller. Sans compter que leur faire jouer deux fois un match de haut niveau leur laisse beaucoup moins de chances.
Et, pour terminer, la « nouvelle » règle me semble juste puisque dans la même optique: en cas de match nul, la partie n'est pas rejouée, mais débouche sur des prolongations (sans « but en or ») et éventuellement sur des tirs au but.

On me reprochera peut être de faire du favoritisme pour les clubs amateurs, mais n'oublions pas qu'en vérité, la plupart sont semi-professionnels, et sont les espoirs de demain : beaucoup parviennent à faire oublier la « loi du fric » et remontent plusieurs divisions pour finir par s'imposer (Wasquehal : de DH à D2 en 1997; Auxerre : de CFA2 à L1, etc...). Et n'oublions pas que beaucoup d'excellents joueurs en sont issus.
Et puis, n'est-ce pas le rôle de la Coupe de France, de mettre un trophée à la portée de nombreux clubs de l'Hexagone ?

# Posté le jeudi 19 mars 2009 04:32

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 08:14

VANNES OC: L'HABITUDE DE LA SURPRISE

VANNES OC: L'HABITUDE DE LA SURPRISE
C'était pendant l'été 2007, et ça se passait au stade de la Rabine, planqué au beau milieu des murs de Vannes. C'était pendant mes vacances dans le Morbihan, et je tenais absolument à voir un match de National, confrontant l'équipe amateur de Vannes et le club professionnel de Tours, tout juste relégué de Ligue 2 (défaite 0-1).
Fort d'une fusion entre deux anciens clubs de la ville, Vannes a été sacré champion de son groupe de CFA 1 en 2005. Pour ce premier match de championnat de National 2007-2008 contre Tours, le VOC n'était pas favori. Et compte tenu de leur statut amateur et de leur récente promotion en National, les Vannetais n'étaient pas non plus favoris à une montée en Ligue 2.
Cependant, le début de cette année 2007 en disait long sur l'avenir promis au club : un quart de finale de coupe de France, sans compter la montée en National deux an plus tôt.

Cette première journée de la saison 2007-2008, donc, s'est soldée par une défaite, à domicile qui plus est. Dans les travées, environ trois mille personnes. Et c'était pour le maintien en National que l'on encourageait l'équipe. Après quelques chants -peu repris par une tribune plus spectatrice que supportrice- et un lâcher de ballons, après un but encaissé, quelques espoirs et enfin, au bout de 90 minutes, une défaite, rien n'était joué dans ce nouveau championnat. Et bien que le sort du VOC eût été loin d'être scellé, on imaginait mal voir le club en tête de liste.
C'est pourtant une aventure incroyable qui s'est dessinée au cours de la saison, Vannes a fait mentir tout pronostiqueur. C'est cela le football, le vrai : ça se passe sur le terrain. Redressant vite la tête, les Vannetais ont déjoué toutes les statistiques et sont arrivés en haut de tableau, arrachant la première place aux nombreux prétendants à la montée, mais surtout au titre (Tours, Nîmes, Cherbourg, Paris FC, Istres, Créteil-Lusitanos, etc...).
Aujourd'hui, Vannes ne s'est toujours pas lassé de créer la surprise. A l'heure où je vous écris, le VOC est tout juste devenu un club professionnel, et s'est d'ores et déjà hissé à la 7ème place de Ligue 2, à seulement sept points du 3ème (Metz) et peut encore prétendre arracher une promotion en Ligue... 1 ! Le club évolue si rapidement que les infrastructures sont à la traîne (stade de seulement 7500 places pour un club de tête de liste de Ligue 2) !
Au fil des années, le succès ne semble pas monter à la tête des Vannetais, lesquels s'offrent même le luxe de rafler une qualification en finale de coupe de France (contre Bordeaux), après avoir fait tomber l'OGC Nice en demi-finales (aux tirs au but).

Le VOC, c'est une équipe neuve, qui rend au football ce qui lui appartient : les suspenses et les surprises. Tout juste professionnels, les Vannetais n'ont rien à envier aux grands clubs. Sur le terrain, ils n'ont pas peur d'affronter les plus redoutables adversaires professionnels, et leur grande chance, celle qu'ils sont tout de même allés chercher, c'est de pouvoir affronter, sur le terrain, certaines de leurs idoles.

Reste à savoir qui seront les admirés après l'imminente finale de coupe de France...

# Posté le mardi 10 février 2009 05:12

REPONSE A UNE VIDEO ANTI-HAVRAISE SUR DAILYMOTION

Puisque j'ai ecrit, dans la description du blog, que les rivalités entre clubs etaient permises ici, je vous transmets ma reponse a une video anti-havraise sur Dailymotion (ci-dessus).

KIR: Kop d'Invalides Rassis, qui chante à 50 « supporters » une fois la décennie, et qui met trois mois a créer un tifo minable en draps de lit et en gouache.
Mais le KIR aime jouer les durs contre Le Havre. Et attention danger : ce kop est nationaliste. Les Rouennais ont bien compris qu'il était nécessaire, pour faire venir du monde dans la tribune, d'attirer les gens par la politique plus que par le football.
Bien que leur bête noire, Le Havre, soit plusieurs divisions plus haut, les membres du KIR ne cessent de se pavaner sur Internet, dans des vidéos ridicules où ils se prennent pour des supporters anglais à déambuler, fumigène au poing, dans les rues pourries de Rouen. Tout ceci n'est qu'illusion.

Le « supporter rouennais », c'est avant tout un pauvre garçon, pas aidé par la vie, qui supporte un club de merde parce qu'il n'a rien d'autre a foutre de ses jours ; il supporte le FCR parce qu'il défend un orgueil bizarre pour sa ville. Beaucoup de détails pourraient le troubler, mais il n'en tient pas compte. Le genre de détail pourtant significatif, comme le fait que la ville de Rouen voie des équipes de sa propre agglomération évoluer dans le même championnat qu'elle (par exemple Quevilly). Le « supporter rouennais », c'est aussi celui qui se revendique « diable-rouge », et qui se donne des frissons en jouant contre l'équipe de réserve du Havre. Ceci est d'une tristesse absolue : le FCR est descendu si bas que sa seule joie est de pouvoir s'offrir l'équipe « B » du Havre. C'est une sorte de nostalgie dégressive.


Alors, une fois tous les 20 ans, un miracle peut se produire, et il n'y a pas si longtemps, le FCR était remonté en Division 2 (avant de dégringoler et de replonger en CFA). Même si dans les supporters havrais, un peu écoeurés de savoir Rouen un peu plus performant qu'avant, personne ne fut vraiment déçu de voir les 2 équipes normandes dans la même division. Ce ne sera cependant qu'au match retour que Le Havre gagnera -et sauvera son honneur à la même occasion- car Rouen l'emporta à l'aller, et sur son terrain, 4 buts à 0. Bien sûr, les Rouennais auront longtemps rappelé aux Havrais cette défaite amère, abusant de ce souvenir lointain jusque dans les abîmes de la CFA. Rien d'étonnant à ce que le FCR ait remporté, à l'époque, ce match de D2 : leur équipe était composée de joueurs majoritairement issus de Rouen (ayant enchaîné les promotions, Rouen avait fait peu de transferts). Les joueurs rouennais ont donc pris ce match très au sérieux, certainement davantage que les joueurs havrais qui n'en sont pas à leur premier club et encore moins à leur premier derby.

Aujourd'hui, finie la rivalité. Le Havre est bien trop loin devant. Néanmoins, récemment, cela n'a pas empêché les Rouennais de se rendre au Havre pour ce qu'ils appellent eux-mêmes un "derby", du moins ce qu'il en reste puisqu'il oppose Rouen au Havre 2. Les Rouennais avaient rejoint le stade en retard avec... Les Bus Océane (réseau de bus havrais) !

Notons que Le Havre a créé une amitié avec Metz, et que Rouen en a fait de même, de son coté, avec Nancy (club rival des Messins).
Apparemment, c'est la guerre, le grand jeu des alliances... Toujours est-il que l'amitié entre Havrais et Messins est sincère. Ce qui semble très différent de l'alliance Rouen/Nancy, alliés dans le seul but de défier leurs rivaux...

Le Havre, Metz: même combat!

# Posté le mercredi 17 décembre 2008 13:26

Modifié le mardi 21 avril 2009 07:28